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In The Cold Night - ShortChapter #2

Part Two - Jacques


Blindfolded, hands tied in his back, Jacques didn't even have the strength to shout. The two Iroquois who carried him, advanced quickly, his feet dragged on the ground, he felt the pain and the friction scratched his legs. After what seemed to have been an entire afternoon, the group stopped and threw the prisoners into a tent.


Jacques laid down, curled up on himself, eyes now free, he stared at this woman, her face covered in blood, exhausted. They were held captive in an Iroquois camp, the smell and the crackling of the fire, the cries of joy of the Indians, that was all that Jacques could identify. Earlier in the morning, he had tried, he had tried everything to repel the hordes of these beings he considered wild. Rifle in hand, he had shot four of them before going down the walls for a bloody face-to-face.


Just before that, he had made sure to protect his son, Pierre. This stubborn young man absolutely wanted to fight but he was no soldier, certainly he could handle the sword the right way but he had not proven anything yet. At the noise of the tocsin Jacques had yelled himself out for his son to join the fortress, he knew all too well that the enemies would not give him any favours. No gift. And yet, they had not killed him, at least not yet, when he was surrounded, in a last stand he had struggled but the butt of a rifle had him done. Between the burning buildings and the lifeless bodies, he collapsed. The battle was lost.


When he woke up, the reality of his condition froze him. This woman with whom he shared the tent was not moving, her eyes emptied of life, she had succumbed. Two warriors entered with a bowl of water and some fruit, the first placed the food on the ground and the second approached the lifeless body of the captive. They took her outside and then entered a third warrior, shaved head, war paint over his eyes, somewhat wearing a chief's ornaments. He was the leader of this horde. He sat down and stared at Jacques, brought the bowl to the mouth of his prisoner who drank in large sips.

Then in a low, dark voice and in a perfectly “civilized” language he said: "Are you the blacksmith of this town?" The surprise that his enemy could speak his language so fluently shook Jacques who answered: "I am the blacksmith of this city, why?" The Chief stood up, walked back to the exit, turned around and with a slight smile replied: “You will not die tonight”


Dans la Nuit Froide- ShortChapter #2


Deuxième Partie - Jacques


Les yeux bandés, les mains bâillonnées dans le dos. Jacques n’avait même plus la force de crier. Les deux Iroquois qui le portait, avançaient vite, ses pieds traînaient sur le sol, il sentait la douleur et le frottement écorchait ses jambes. Après ce qui semblait avoir été une après-midi entière, le groupe s'arrêta et jeta les prisonniers dans une tente.


Jacques s’allongea, recroquevillé sur lui même, les yeux maintenant libres, il fixait cette femme, visage en sang, épuisée. Ils étaient retenus captifs dans le camp Iroquois, l’odeur et le craquement du feu, les cris de joie des indiens, c’était tout ce dont Jacques pouvait identifier. Plus tôt dans la matinée, il avait essayé, il avait tout tenté pour repousser les hordes de ces êtres qu’il considérait comme sauvages. Fusil en main, il en avait abattu quatre avant de redescendre du chemin de ronde pour un face-à-face sanglant.


Juste avant cela, il avait prit soin de mettre son fils, Pierre, à l’abri. Ce jeune homme têtu voulait absolument se battre mais il n’était pas soldat, certes pouvait-il manier le sabre correctement mais il n’avait encore rien prouvé. Au bruit du tocsin Jacques l’avait invectivé de rejoindre la forteresse, il savait trop bien que les ennemis ne lui ferait aucun cadeau. Aucun cadeau. Et pourtant, ils ne l’avaient pas tué, pas encore du moins, quand il fut encerclé, dans un dernier baroud il s’était débattu mais la crosse d’un fusil avait eu raison de lui. Entre les bâtiments en feu et les corps sans vie, il s’était écroulé. La bataille était perdue.


A son réveil, la réalité de sa condition le glaça. Cette femme avec qui il partageait la tente ne bougeait plus, le regard vide, elle avait succombé. Deux guerriers entrèrent avec un bol d’eau et quelques fruits, le premier posa la nourriture sur le sol et le deuxième s’approcha du corps sans vie de la captive. Ils l'emmenèrent à l'extérieur et entra un troisième guerrier, crâne rasé, peinture de guerre sur les yeux, les ornements d’un chef. Il était le chef de cette horde, il s’assis et fixa Jacques, porta le bol a la bouche de son prisonnier qui bu à grandes gorgées.


D’une voix basse, sombre et d’une langue parfaitement “civilisée” il dit:

- “Vous êtes le forgeron de cette ville?”

La surprise que son ennemi puisse parler sa langue avec tant d’aisance passée Jacques répondit:

- “Je suis le forgeron de cette ville, pourquoi?”

Le chef Iroquois se leva, se dirigea vers la sortie, se retourna et d’un léger sourire rétorqua:

- “Vous ne mourrez pas ce soir”



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