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In The Cold Night - ShortChapter #1

Updated: Jun 23

Part One - Pierre


Pierre had always wanted to go west. This great west, impossible, cold and wild, this west that few adventurers had dared to brave, especially though few adventurers had been able to tell, just enough to stir up the desire to go there. It was not that he would miss the comfort of the fortified camp, a wet bed and a rising at 5:00 am every morning, he could do without it. Porridge food and an atmosphere as full of testosterone as that filthy smells was all he could handle. As winter ended, the birds made their voices louder, the melting snow mixed with the dirt, the resulting mud left no chance for the uniforms of the good King Louis XIV.


More than a year after the Lachine massacre, he had little hope of hearing from his father, who disappeared during the Iroquois raid, perhaps killed but because they never had been able to find his body he was not certain. This was the very reason why he volunteered in the King’s army. A feeling of revenge, patriotic one too especially against the treacherous Albion, England, an enemy hated in these cold lands as on the native continent, obvious ally of these warlike natives with whom his compatriots had never known how to make peace with.


Almost a year then remaining on his guard. They would never surprise him again. But too little had he himself been able to go outside the walls to do justice. Certainly the army never had given him free time but especially he was too little trained, a good shooter he was of course, but what's this old rifle worth when it takes too long to reload against arrows and axes that shoot quicker in an eyelash flicker?


On call that night, as the days get shorter and the nights get colder, he couldn't help but blame himself. How he had let his father demand him to flee as he saw him go up to the palisade to repel the assaults of the Indians. How he had seen the arrows pierce the body of his friends, on this hazy morning that he will never forget. He will never forget the fiasco of the counterattack, the cowardice of Vaudreuil, more interested in following orders than daring to leave his garrison and help his brothers. From where he was standing, had he been told, the Soldiers could see the fires on the other side of the shore, the Iroquois celebrating their victory by burning certain prisoners alive. He had been told how they also cooked and ate five children.


At this thought a shiver crossed his back. Past the horror of his memories, he squinted as his thin face got surprised, the torchlight did not go very far but the full moon reflected on the shore of the St. Lawrence where he saw a shadow. It was advancing slowly, almost limping, toward the walls of the fort. A few yards from the fortress, it dived, sprawled on the ground of exhaustion, Pierre dropped his torch and ran down the stairs from the round wall to the main door haranguing the young soldier near the mechanism of haste to open.


On the other side, there was a person lying on his stomach, a long cloth covering its whole body, a hood protecting the head and it was only when arriving closer that he saw curly blond hair sticking out. She was a young woman, eyes closed, barely breathing, her face was marked by fatigue, sweat and dirt. Her clothes are crafted by the Iroquois, but she's not one of them, she looks like the girls he grew up with, the girls of Europe and if her eyes are blue then that will be the confirmation. Pierre called the other guards near the door and they transported her to the main building...


Dans la Nuit Froide- ShortChapter #1


Première Partie - Pierre


Pierre avait toujours voulu aller vers l’ouest. Ce grand ouest, impossible, froid et sauvage, cet ouest que peu d’aventuriers avait osé braver, surtout que peu d’aventuriers avait pu raconter, juste assez pour attiser l’envie d’y aller. Ce n’était pas que le confort du camp fortifié lui manquerait, un lit humide et un lever à 5h tous les matins, il pouvait s’en passer. Une nourriture en bouillie et une atmosphère autant remplie de testostérone que d’odeurs d’hommes en campagne, c’était tout ce dont il pouvait supporter. Comme l’hiver se terminait, les oiseaux se faisaient entendre de plus belle, la neige qui fondait se mêlait à la terre, la boue qui en résultait ne laissait aucune chance aux uniformes du bon Roi Louis XIV.


Plus d’un an après le massacre de Lachine, il n'espérait guère obtenir des nouvelles de son père, disparu lors du raid des Iroquois, tué peut être mais n’ayant jamais pu retrouver son corps il n’en n’était pas certain. C’était la raison même pour laquelle il s'était porté volontaire dans l'armée du Roi. Un sentiment de revanche, patriotique surtout contre la perfide Albion, l’Angleterre, ennemi honnis en ces terres froides comme au continent natal, allié évident de ces autochtones belliqueux avec qui ses compatriotes n’avaient jamais su faire la paix.


Presque une année donc à rester sur ses gardes, a ne pas se faire surprendre une deuxième fois, mais trop peu avait-il pu lui même se rendre en dehors des murs pour se faire justice, trop encadré surement par la chaîne militaire mais surtout peu entraîné, bon tireur certes mais que vaut cette vieille carabine au temps de recharge trop long face à des flèches et haches qui se décochent en un battement de cil?


De garde cette nuit là, alors que les jours se raccourcissent et les nuits se font plus froides, il ne pouvait pas s'empêcher de s’en vouloir, comment il avait laissé son père lui ordonner de fuir quand lui montait à la palissade pour repousser les assauts des indiens, comment il avait vu les flèches transpercer le corps de ses amis, en cette matinée grêleuse qu’il n’oubliera jamais. Jamais non plus il n’oubliera le fiasco de la contre-attaque, la couardise de Vaudreuil, plus intéressé à suivre les ordres que d’oser sortir sa garnison et aider ses frères. De la ou il se tenait, on lui avait raconté que les soldats pouvaient voir les feux de l’autre côté de la rive, les Iroquois célébraient leur victoire en brûlant vif certains prisonniers. On lui avait raconté comment ils avaient aussi cuits et mangé cinq enfants.


A cette pensée un frisson lui traverse le dos. Passée l’horreur de ses souvenirs, ses yeux se plissent, son visage fin marque l'étonnement, la lueur des torches ne porte pas très loin mais la pleine lune réverbère sur la rive du saint-Laurent et il aperçoit une ombre. Elle avance lentement, brinquebalant, en boitant presque, vers les murs du fort. A quelques mètres de la forteresse, elle plonge, s'étale sur le sol d'épuisement, Pierre lâche sa torche et descends en courant les escaliers du mur de ronde jusqu'à la porte principale haranguant le jeune soldat près du mécanisme de se hâter a ouvrir.


De l’autre côté, il s’agit d’une personne, allongée sur le ventre, une longue étoffe couvrant la totalité du corps, une capuche protège la tête et ce n’est qu’en arrivant plus près qu’il se rend compte que des cheveux blonds bouclés dépassent. C’est une jeune femme, les yeux fermés, la respiration lente, son visage est marqué par la fatigue, la sueur et la saleté. Ses vêtements sont de fabrication Indienne mais pas elle, elle ressemble aux filles de la ville, aux filles d’Europe et si ses yeux sont bleus alors cela en sera la confirmation. Pierre appela les autres gardes près de la porte et ils la transportèrent vers la bâtisse principale.







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