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An Apple Too Much

Updated: May 27

There was a burning smell in the kitchen. “Turn off the oven the pie will burn!” cried a voice coming from upstairs. I hadn't set foot in the kitchen yet, that my grandmother had rolled down the stairs as if her life depended on it. She walked past me, pushing me gently but with authority, turned off the oven then opened the door when thick black smoke had invaded the room and she said "It’s done, we’ll have to start all over again, there’s no way I’m going to deprive us of dessert this evening.” I saw her coming as big as the Eiffel Tower, when she leaned towards me, smiling “Can you go pick me some apples in the garden? The ladder is near the shed.” I replied with a smile, who can refuse to help an old lady in distress? In the garden near the shed, I put the ladder under my arm and headed for the apple tree, the first two I selected were within arm's reach, very red and juicy, for the rest though I had to climb much higher. I tell myself that the basket should remain at the bottom and that I can easily aim at it.


The apple tree was big, it had always seemed big to me since I was very small but having reached my adult size and not having really managed to get rid of my fear of heights, I did not feel very comfortable. The first apple landed perfectly in the basket, the second close enough, for the third one I stopped for a moment to look beyond the neighbouring garden. You were there lying in the grass on a towel, a checked dress, an open book turned in the same direction, I would never forget, I was hanging between two branches almost at the top of the tree, the branches extending beyond the fence to offer themselves to the neighbor. I feel that my weight is not really the friend of the wood and as I try to climb to hang higher, the branch gives way, my foot twists and I rock in the void, when my head hits the last branch I already feel nothing, when my back hits the ground, my senses evaporate, I see the light go out, I hear a cry that both approaches and becomes more and more distant, then one last face, yours, the blue of your eyes and your hands on my wounds.


I should have told you earlier how I felt, knocking on your door rather than looking at you from afar. That’s it.


Sleep well now, I'll come back tomorrow night to tell you another story.


Une Pomme de Trop


Il y avait comme une odeur de brûlé dans la cuisine. “Coupe le four la tarte va brûler!” s'écria une voix qui venait de l'étage. Je n’avais pas encore mis un pied dans la cuisine, que ma grand-mère avait déboulé les escaliers comme si sa vie en dépendait. Elle me passa devant, me poussant gentiment mais avec autorité, éteignit le four puis ouvrant la porte alors qu’une épaisse fumée noire avait envahi la pièce me dit “C’est fichu il va falloir tout recommencer, il est hors de question que je nous prive de dessert ce soir.” Je la vis venir grosse comme la tour Eiffel, quand elle se pencha vers moi en souriant “Peux-tu aller me cueillir quelques pommes dans le jardin? L'échelle est près de la remise” Je répondit par un sourire, qui peut refuser d’aider une personne en détresse? Dans le jardin près de la remise, je mis l'échelle sous mon bras et me dirigea vers le pommier, les deux premières que je sélectionnait étaient à portée de bras, bien rouges et juteuses, pour le reste il fallait monter bien plus haut. Je me dis que le panier devrait rester en bas et que je peux facilement le viser.


Le pommier était grand, il m’avait toujours paru grand depuis tout petit mais ayant atteint ma taille adulte et n’ayant pas vraiment réussi a me débarasser de mon vertige, je ne me sentais pas très à l’aise. La première pomme atterrissait parfaitement dans le panier, la deuxième suffisamment proche pour la troisième je m’arreta un moment pour regarder au delà du jardin voisin. Tu étais là allongée dans l’herbe sur une serviette, une robe à carreaux, un livre ouvert tournée dans la même direction, jamais je n’oublierais, je restais accroché entre deux branches presque au plus haut de l’arbre, la ou les branches dépassent la clôture pour s'offrir au voisin. Je sens que mon poids n’est pas vraiment l’ami du bois et alors que je j’essaye de monter pour m’accrocher plus haut, la branche cède, mon pied se tord et je bascule dans le vide, quand ma tête heurte la dernière branche je ne ressent déjà plus rien, quand mon dos percute le sol, mes sens s'évaporent, je vois la lumière s'éteindre, j’entend un cri qui a la fois se rapproche et se fait de plus en plus distant, puis un dernier visage, le tiens, le bleu de tes yeux et tes mains sur mes blessures.


J’aurais dû te dire plus tôt ce que je ressentais, frapper à ta porte plutôt que te regarder au loin. C’est ainsi.


Dors bien maintenant, je reviendrai demain soir pour te raconter une autre histoire.

Art @pricilliadupreez

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